Intrigue #2

Une vague de peur

19 décembre. Paris.
Une vague de peur a fait trembler la capitale. Une vague de rumeur, qui s'est transformée en panique après l'arrivée de désolantes nouvelles. Michaël VanDertchen, tueur présumé d'une pauvre famille de Normaux, avait récidivé pour attaquer deux autres nouvelles familles. D'après les journaux, aucune des deux familles n'a survécu, elle n'avait aucune chance face à l'agresseur. Sur l'image du Paris Times, le visage de Sarah, 5 ans, sourit tristement au lecteur, un sourire immortalisé qu'on ne reverra jamais.
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L'abus d'alcool est nocif pour la santé. Ah bon...? [Pv Spiro ! /o/]

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Ven 23 Mai - 22:05
L'abus d'alcool est nocif pour la santé. Ah bon ?
Feat. Spiro.
« Hey, ressers moi la même chose, machin. Merci. Tu gères. »

L'homme qui se tenait derrière le comptoir en bois laqué détaillait la jeune femme d'un air désabusé. Combien de verres venait-elle de se descendre depuis qu'elle était arrivée dans ce bar ? A vrai dire, il n'en savait rien. Il n'avait pas fait grande attention à elle, au début. Mais voilà, cette femme aux cheveux blancs comme neige était littéralement affalée sur le confortable tabouret depuis des heures. Il avait bien tenté d'entamer la discussion avec elle, en vain. Ariane l'avait rembarré sèchement, semblant préférer la compagnie de son verre rempli d'alcool à celle du barman. D'ailleurs, elle avait passé le plus clair de son temps à fixer ce verre, ne retenant pas ses soupirs d'exaspération en le découvrant de nouveau vide. Alors le jeune homme resta planté là un moment, hésitant à lui servir une autre tournée. Il la regardait d'un air dubitatif, arquant un sourcil, bras croisés sur son torse. Mais finalement, il se résigna et, soupirant à son tour, empoigna une nouvelle bouteille de bière d'un geste machinal avant de verser le liquide dans le contenant.

« Aaargh... M'regarde pas comme ça ! »

Moment de flottement. La jeune femme gigotait sur son tabouret comme une enfant, comme si elle cherchait une position plus adéquate. Bon, vous conviendrez tout comme moi que, le fait de rester assise pendant des heures finissait par faire mal au postérieur, au bout d'un moment. Hein. Et voilà qu'elle décida de s'affaler sur le comptoir en soufflant bruyamment. Derrière elle, la pièce était animée. Des éclats de rires et voix chantantes rythmaient l'ambiance plutôt bon enfant. Les blagues fusaient, les serveurs et serveuses avaient le sourire aux lèvres, certainement heureux rien que de s'imaginer compter les pourboires à la fin du service. La salle était donc animée et chaleureuse, mais Ariane ne prêtait guère attention aux autres alcooliques, car il fallait bien l'admettre... Elle-même était un peu stone, sur le coup. D'ailleurs,les paroles du barman mirent du temps avant d'atteindre son cerveau endolori.

« Excusez-moi mais, pourquoi êtes-vous venu ici ? Vous êtes la seule femme donc... »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'Ariane s'était levée. Vacillement incertain. Ses mains s'abatirent avec hargne sur le comptoir tandis qu'elle fixait son interlocuteur d'un oeil lugubre.

« J'suis une femme et alors ? Une femme n'a pas l'droit de se bourrer la gueule de temps en temps ? Fais pas ton p'tit malin, parce que crois moi, si je le voulais, je t'aurai déjà fait bouffer ta langue et t'aurais fini démembré, éparpillé dans les poubelles du quartier alors... bordel de merde, fais pas chier avec tes questions à la con. »

Toute l'assemblée s'était retournée vers elle, et le barman l'a regardait les yeux écarquillés. Encore une fois, Ariane ignora les yeux rivés sur elle et se rassit nonchalamment en baillant. Elle attrapa son verre et but l'alcool qui s'y trouvait, sous le regard d'un serveur au crâne rasé, semblant aussi dubitatif que le mec au comptoir. Pourtant, l'ambiance redevint très vite amicale et les éclats de rires comblèrent le blanc qui s'était installé quelques secondes auparavant. Ariane décrocha un petit sourire. Certes, elle était un peu en nage, mais elle restait toujours lucide. Quelle heure était-il ? Plus de 23 heures sans aucun doute, bien qu'elle n'avait plus trop la notion du temps après plusieurs verres. La jeune femme s'était arrêtée dans ce bar sans grande conviction, se contentant de suivre ses mauvaises habitudes, copiant son train de vie d'avant. Elle voulait changer, mais n'y arrivait pas vraiment. Faisait-elle des efforts ? Elle-même en doutait vraisemblablement. Ariane n'était pas dépendante de l'alcool, c'était juste un moyen comme un autre d'oublier la solitude et la tristesse. Il lui arrivait de fumer quelques clopes, aussi. Pas que des clopes, si vous voyez ce que je veux dire. Des joints parfois. Parce que c'est cool de se défoncer un peu pour oublier. Non ? Si vous le dites. Elle ne menait pas une vie exemplaire, mais s'efforçait d'être la meilleure enseignante possible depuis son arrivée dans cette académie, pour que ces gamins ne suivent pas le même chemin qu'elle. Joli contre-exemple. La jeune femme rajusta son sweat noir et recoiffa rapidement ses cheveux, les ramenant sur le côté avant de faire glisser une nouvelle fois son verre en direction du barman.

« Un dernier pour la route, machin ? »

Nouveau soupire de son interlocuteur. Ariane lui adressa un sourire enjôleur qui acheva de convaincre le jeune homme. Le verre de nouveau rempli, elle se retourna finalement et observait l'ensemble de la salle. Un groupe d'hommes âgé quittèrent le bar d'un pas lent et lourd, tandis qu'un autre, beaucoup plus jeune cette fois-ci, venait de pénétrer dans la vaste pièce. L'enseignante s'accouda au comptoir, surveillant distraitement le nouveau protagoniste. Pas qu'il était spécialement intriguant, mais cela se voyait clairement, il était plus jeune que tous les autres ivrognes présents dans le bar. Il était donc tout à fait normal qu'il attire l'attention d'Ariane.

[HRP : Lors de ma prochaine réponse, je n'utiliserai plus la troisième personne du singulier mais la première, vu que je suis beaucoup plus à l'aise en me plongeant carrément dans le personnage. Je préfère prévenir, parce que ça peut faire bizarre xD]
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Mer 28 Mai - 20:49

Depuis le temps qu'il était arrivé dans l'Académie, Spiro n'était pas encore aller se fendre la gueule dans un bar du coin. Comment est-ce possible ? Eh bien tout simplement parce qu'il était interdit aux élèves de sortir sans adulte. Quelle connerie, avait pensé le jeune homme. Interdit de sortir pourquoi ? Parce que c'est dangereux ? C'est n'importe quoi, les Normaux on les butent quand on veut avec nos dons ! Ouai Spiro était assez énervé de ne pas pouvoir s'en mettre une belle in the face pour marquer le coup de son entrée à Hight Storm. Il le voulait, son alcool, depuis un bon bout de temps. Il en rêvait, dessinait les bouteilles (lui qui pourtant hait le dessin), en faisait des dépression à faire chialer les profs qui croyaient qu'il était suicidaire à cause de son passé. Pas du tout son passé lui faisait maintenant ni chaud ni froid. Et puis comme ça, il avait appris les horaires de rondes des surveillants. Et puis il avait décidé de faire un tour en ville, vers 22h vous voyez le coup ? Ben il était sorti les doigts là où je pense, ni vu ni connu, et se promenait en ville depuis une heure déjà, à la recherche d'un bar correct. Les autres étaient trop snobs, il voulait un truc bien dégueu, pas cher et bonne ambiance. Avec du bon hard et du métal bien dégueu s'il vous plait. Il adorait les bars comme ça. Et puis comme un coup de chance, il s'arrêta devant un bar qui s'appelait "Au mec raté" et comme le nom l'inspirait, il entra dans la salle.

Fumée de clopes, odeur d'alcool plein le nez et ambiance énorme, voilà ce qui plaisait à Spiro. Il jeta un coup d'oeil à la salle, jetant en passant un regard intrigué à une jeune femme explosée sur le comptoir. Tiens c'est bizarre il l'avait déjà vue quelque part elle mais où ? Impossible de s'en rappeler. Mais bon il oublia bien vite car ça ne devait pas être bien grave. Il s'approcha du comptoir tout en surveillant la nana car ça l'énervait d'oublier quelque chose. Pourtant vu son physique avantageux et inoubliable et sa tête de mafieuse, il aurait dû la reconnaitre facilement... On ne croise pas tout le temps des gens comme ça. Il s'affala devant le barman et soupira d'un air absent comme s'il avait fait ça toute sa vie :

" Un verre de vodka pure s'iou plait..."

Il haussa les sourcils et s'accouda en face du jeune homme. Ce mec puait la vinasse à plein nez, le vieux cigare et la transpiration et donna le tournis au jeune Indésirable.

" Le jeune garçon me donne d'abord son prénom et son âge avant de commander quoique ce soit. " répondit-il en le regardant d'un air soupçonneux.

Fuck. Spiro sortit sa monnaie et la posa sur le comptoir. Il y en avait pour une assez grosse somme. Où l'avait-il eu cet argent, mystère... Mais bon ce n'était pas le plus important n'est-ce pas ? Alors abandonnons l'idée que Spiro joue au poker au cachette et fais payer les élèves pour avoir leurs clopes journalières et fixons nous sur l'action du moment même.

" Je m'appelle Spiro Nightmare et j'ai (il marqua une minuscule pause en fixant le barman:)... 18 ans. Un souci ?"
Han ce qu'il faisait s'appelait de la corruption. Mais bon il connaissait les bas quartiers et surtout ce genre de personnes louches. La moindre vue de pièces les faisaieht baver. Il empocha toutes les pièces avec un petit hoquet et murmura à l'oreille du jeune homme que c'était sa tournée. Spiro eut un large sourire sur la visage et tapa du poing sur le comptoir, faisant sursauter les vieilles serpillières qui cuvaient encore leurs vins ici. Il leur fit un joli bras d'honneur et se retourna vers le barman en lui attrapant le col de sa chemise et lui ricana en face :

" File moi une vodka-whisky et un verre de bière pour commencer OK ? La fête ne fait que commencer."

Le barman lui servit sa commande sans dire un mot et retourna à ses tâches. Spiro but toute la bière en une gorgée et laissa échapper un gémissement de plaisir. Mon dieu comme ça faisait du bien ! Et pour réussir à saouler le jeune homme, il fallait du courage. Pendant près d'une heure, il s'enfila des verres et des verres sans les compter, juste pour se faire plaisir, et faire le plein pour la semaine. ui parce qu'il comptait bien recommencer cette escapade toutes les semaines... Il quitta le comptoir pour aller s'intaller au fond du bar et boire confortablement et sans problème, il n'aimait pas trop se faire remarquer en terrain hostile, même s'il avait envie de tout défoncer, surtout les Normaux. Il s'affala de nouveaux sur un canapé et, à la one again, rentra dans sa bulle en se coupant du monde réel, pour essayer de comprendre ce qui se passait d'étrange avec sa flamme. Pas son don non mais sa flamme rouge. Il n'avait réussi à la faire apparaitre que deux fois : la première avait ravagé sa vie sous la forme de sa conscience, la deuxième avait légèrement démoli le labo de physique. Il ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'elle se manifestait comme ça, sans prévenir. Ca l'énervait de ne pas se connaitre entièrement. Il poussa un soupir de découragement en buvant cul sec sa vodka. Il ne remarqua même pas que son verre était vide et continua à suçoter le goulot pour finir les gouttes au fond, tout en observant discrètement ses mains.
Personne ici ne devait voir qui il était vraiment, et à voir comment le regardait la jeune femme à la chevelure blanche, c'était mal parti...
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Jeu 29 Mai - 16:13
L'abus d'alcool est nocif pour la santé. Ah bon ?
Feat. Spiro.
Je regardais d'un oeil lugubre le jeunot qui s'avançait à présent vers le comptoir d'un pas lourd, un petit sourire à la con au coin des lèvres. Mais si, vous savez, le sourire qui veut dire « je t'ai cramé, mon gars ! ». Oui. Ce sourire-là. Il ne remarqua sûrement pas ce petit détail car après m'avoir regardé rapidement, il prit place devant le comptoir avec une telle grâce, de toute beauté j'vous jure. On aurait dit... Un éléphant dans un magasin de porcelaine. Une baleine. Un hippopotame. Bref tout ce que vous voulez. Je détachais finalement mes yeux de ce jeune homme pour reporter toute mon attention sur ce magnifique verre d'alcool, mon cher compagnon de toujours. Tu vois, ce qui est génial avec l'alcool, c'est qu'il est toujours là pour te remonter le moral. Et le mieux : même pas besoin de lui parler. Non, franchement, il n'y a pas mieux en matière de pote improvisé. Mon coude vint se poser sur le comptoir, ma joue confortablement installée sur ma main. J'entendis cependant le barman demander l'âge du nouvel arrivant, le ton de sa voix laissant aisément place au scepticisme. S'en suivi une réponse qui se voulait implacable, affirmée. Spiro Nightmare. 18 ans. Mon oeil ouais. Je lui donnerais plutôt seize ans. Bien que son visage semblait déjà formé, il lui manquait ce petit truc, ce brun de maturité qu'on lisait sans mal sur les visages des adultes. Il n'était pas non plus spécialement euhm... impressionnant. Du moins, de mon point de vue. Oui j'en conviens, on peut être âgé et avoir l'air d'une brindille, mais j'me comprends. Que faisait un ado dans un endroit pareil ?

« File moi une vodka-whisky et un verre de bière pour commencer OK ? La fête ne fait que commencer. »

Je bailla. Pas très discrètement certes. A son arrivée, je lui avais trouvé un air différent, presque intéressant. Mais sa manière de parler reflétait bien son caractère d'ado' colérique. J'admets avoir été un peu déçue... Mais ce qui m'avait vraiment dépaysé, c'était sans doute son attitude pour le moins... étrange, vis-à-vis des autres protagonistes présents dans la vaste salle. Comme un véritable sauvage, il avait frappé du poing, et quand les autres s'étaient retournés face au bruit, il avait fait ce geste... d'une puérilité sans nom qui me fit presque marrer. Et pour couronner le tout, Monsieur je-me-prends-pour-un-adulte avait empoigné le col du barman avant de sortir cette phrase, avec une arrogance horripilante. Pourquoi avait-il fait ça ? Où était l'utilité là-dedans ? Il fallait que quelqu'un se charge de lui apprendre les bonnes manières. Quoi ? Certainement pas moi, je suis un très mauvais exemple. Moi, j'connais pas la courtoisie. Par contre, je suis un minimum mature, et jamais je m'abaisserai à faire des bras d'honneur à tout va. En revanche, il est vrai que je dis n'importe quoi parfois. Comme la menace que j'avais lancée au barman tout à l'heure. M'enfin... c'était l'employé qui avait entamé la discussion. Et il faut éviter de me parler quand je suis sous le joug de l'alcool. Au final, je ne savais pas trop si ma menace avait servi à quelque chose. Avec ma grande carrière d'escrimeuse pro, on me reconnaissait souvent dans la rue. Certains faisaient des commentaires sur mon manque de self contrôle, car mon pétage de câble avait été sacrément médiatisé il fallait le dire... D'autres... passaient leur chemin, connaissant mon tempérament explosif. En bref, on évitait de me chercher des noises. Et c'était très bien comme ça. Même si, hum... j'avoue... la baston me manquait un peu. Un peu beaucoup.

L'adolescent avait quitté le comptoir, ce qui me tira de mes petites rêveries. Un adolescent. Avec des yeux rouges sang et une allure d'apprenti voyou. Et les gens « normaux » ne l'avaient pas remarqué. Un adolescent. Avec des yeux ROUGES. Ahh, mais j'vous vois venir. Moi j'ai une excuse. A l'époque, c'était un peu ce qui me différenciait des autres escrimeuses. Ces « lentilles », qui n'en étaient pas d'ailleurs, étaient comme ma marque de fabrique aux yeux des autres. Tout comme ma magnifique teinture blanche. Qui n'en était pas également. En tant qu'enseignante en développement de l'altération, j'avais immédiatement su que ce jeunot était un altéré. Un altéré plutôt dangereux car il paraissait instable. Pas instable psychiquement, m'enfin ça je n'en savais rien mais bon. Je l'avais très certainement croisé dans l'académie, peut être même qu'il avait assisté à un de mes cours. Impossible de m'en souvenir, j'enseignais à tellement de classe différentes, sans compter que je n'étais pas la seule prof dans cette pension. Un soupire s'échappa d'entre mes lèvres alors que je finissais maintenant mon verre. J'adressa un dernier sourire au barman et quitta, moi aussi, le comptoir.

Je rajustais une nouvelle fois mon sweat à capuche noir, qui surplombait un débardeur de la même couleur où jonchait une tête de mort pour le moins menaçante. Je pris soin de remonter un peu mon jean avant de passer ma main dans mes cheveux blancs, replaçant mes mèches correctement et décoinçant ainsi une autre petite mèche qui s'était emmêlée autour de mon collier en argent. Où est-ce que je me dirigeais ? Vers l'adolescent qui s'était installé au fond de la pièce, sur un canapé abîmé. Il paraissait beaucoup moins sur de lui qu'à l'accoutumé, et semblait même assez préoccupé. Ma tête tournait un peu, les plusieurs bouteilles d'alcool maintenant dans mon estomac en était la cause. Je souriais, encore ce « sourire à la con » qui ressemblait plus à un sourire sarcastique qu'autre chose. Je m'arrêtais devant lui, le regardant de haut quelques secondes avec mon air mi-autoritaire/mi-blasé habituel avant de me laisser tomber lourdement sur le canapé.

« Dis-moi, Spiro Nightmare, « dix-huit ans »... »

J'appuyais bien l'ironie sur le dix-huit, même s'il devait s'en foutre pas mal au fond. Moi aussi d'ailleurs. Sinon j'aurais déjà gueulé, alertant tout le bar, pour dire que je connaissais ce mec et qu'il n'avait pas du tout dix-huit ans. Je tournais la tête vers lui, plongeant mon regard vermeil dans le sien, en frottant machinalement la cicatrice qui occupait ma joue droite. Je repris la parole en baissant le ton pour éviter de balancer l'information aux Normaux présents dans la salle.

« Que fais un altéré, en pleine crise d'ado qui plus est... dans ce bar ? »

Je lui souriais, un peu plus gentiment cette fois-ci, et finit par détourner le regard pour contempler le plafond. Ma main vint se glisser une nouvelle fois dans mes longs cheveux immaculés de blanc, alors que je basculais ma tête légèrement en arrière pour faire passer un peu les vertiges qui me prenaient.

« Si jamais tu t'fais repérer, je ne donne pas cher de ta peau. Ils sont complètement ivres, certes. Mais ils ont l'avantage non négligeable du nombre. »

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Dim 1 Juin - 13:39

« Dis-moi, Spiro Nightmare, « dix-huit ans »... »

Le jeune homme leva la tête en entendant son prénom et tomba nez-à-nez avec la jeune femme aux cheveux blancs de tout à l'heure. Il esquissa un sourire ironique quand elle appuya sur le "dix-huit ans" sachant parfaitement qu'elle l'avait remarqué. Il était impossible de croire à son mensonge, pourtant ces foutus Normaux l'avaient gobé alors pourquoi pas elle ? Spiro remarqua tout de suite ses pupilles rouges, comme les siennes. Ah bah évidemment... Une Altérée, comme lui. Tu m'étonne qu'il devait déjà l'avoir vu, probablement à Hight Storm. Mais elle paraissait quand même bien plus âgée que lui pour être en cours...

« Que fais un altéré, en pleine crise d'ado qui plus est... dans ce bar ? »

Son sourcil tiqua. Il passa sur le "crise d'ado" et reporta son attention sur elle. Oui il avait bien raison, cette fille savait qui il était. Mais pourquoi lui ne se rappelait pas d'elle ? Sa mémoire lui avait toujours fait défaut et il s'en mordait les doigts. Ca lui arrivait souvent de tourner et se retourner dans son lit parce qu'il n'arrivait pas à se rappeler de quelque chose. Il finissait souvent sous son lit, derrière son bureau, allongé dans la baignoire, ou allongé sur son lit, les jambes en l'air posées sur le mur, à hurler comme un dingue après sa mémoire défaillante. Et valait mieux ne pas lui parler à ce moment-là parce qu'il envoyait tout valser. Poubelle comme ordinateur ou télévision. Une fois il n'avait pas regardé qui lui parlait et la professeure s'était pris son sac in the face. Et lui s'était pris trois heures de colle. Bah tiens justement il croyait que cette prof avait les cheveux blancs non ? Il la regarda avec des grands yeux pendant cinq minutes, but d'une traite son verre de vodka et recula jusqu'au bout du canapé en ce tenant la bouche comme pour ne pas crier. Mais elle n'eut pas l'air de le remarquer et continua à parler d'un air tranquille. Spiro savait qu'elle était déjà bourrée et cela le fit rire. Depuis combien de temps cette Prof Altérée (mentalement et au sens propre) était-elle ici à boire ?

« Si jamais tu t'fais repérer, je ne donne pas cher de ta peau. Ils sont complètement ivres, certes. Mais ils ont l'avantage non négligeable du nombre. »

Spiro haussa les épaules et jeta un coup d'oeil à la salle. Une vingtaine de Normaux seulement, dont trois assez costauds et les cinq vieux. Pas toute une armée. Il joua un instant avec son index le faisant courir sur son pantalon et faisant courir une longue trainée de brûlé dessus. Il ne faisait pas appraitre ses flammes, il ne voulait pas provoquer ces abrutis maintenant. Il replongea son regard sang dans celui de la prof et croisa ses bras derrière sa tête tout en baissant le volume de sa voix grave.

« Rien à foutre. Des ivrognes comme ça j'en ai déjà fracassé un paquet. Ce n'est pas comme si l'on était en plein centre de Paris si ? Ils sont vingts et nous sommes deux. Deux Altérés dans un bar minable de Normaux. Je peux tous les cramer c'est pas un problème et vous Madame ? Normalement la sortie de l'académie est interdite après 22h non ? Même pour les profs. »

Il se leva, fit les cents pas comme un lion en cage, se rassit et but toute sa bière. Il alla redemander rapidement un autre verre d'alcool et revint avec deux verres de sky qu'il proposa à la jeune femme. Il s'affala dans le canapé et ferma les yeux un instant, voyant danser son pire ennemi sa conscience (qu'il appelai affectueusement "Bob") devant lui. Quand s'était ainsi, il fallait qu'il se calme absolument où la flamme orange-rouge n'allait pas tarder. Et il ne voulait pas faire du mal à quelqu'un. Enfin à sa prof quoi. Il mordit sa lèvre et regarda la jeune professeure qui ressemblait à une tueuse professionnelle. Il hésita un instant à dire quelque chose puis se ravisa. Il réfléchit un moment dans sa tête : fallait-il ? N'y tenant plus il tapota d'un geste rapide l'épaule de son interlocutrice et baissa le regard :

« Dites... vous êtes prof pour apprendre à canaliser son don non ? Vous... vous ne pourriez pas m'aider ? (il se tordit les doigts et se ravisa quand il les sentit se réchauffer : ) J'ai un... un problème avec Bob, enfin mes flammes rouges. Elles ne sortent que lorsque je perds mon contrôle, ça devient dangereux. J'aimerai arriver à les contrôler et les faire sortir de moi... C'est possible ?

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Dim 1 Juin - 20:59
L'abus d'alcool est nocif pour la santé. Ah bon ?
Feat. Spiro.
L'adolescent avait haussé les épaules, visiblement sûr de lui. Bon, il était vrai que les gens présents dans la pièce n'avaient pas l'air de super combattants, certes. Mais vingt mecs qui te sautent dessus dans le but de te tuer, ça me paraissait limite. J'avais connu pire, les guerres de gang impliquaient souvent une trentaine de personnes minimum, armés, évidemment. C'était une véritable boucherie, bref, un bordel pas possible. J'étais plutôt douée à ce petit jeu-là, je trouvais ça marrant de cogner à tout bout de champ. Il y avait tellement d'action pendant ce laps de temps ! Quand j'y pense, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de me laisser aller en cassant quelques côtes.

« Rien à foutre. Des ivrognes comme ça j'en ai déjà fracassé un paquet. Ce n'est pas comme si l'on était en plein centre de Paris si ? Ils sont vingts et nous sommes deux. Deux Altérés dans un bar minable de Normaux. Je peux tous les cramer c'est pas un problème et vous Madame ? Normalement la sortie de l'académie est interdite après 22h non ? Même pour les profs. »

Je ne faisais pas tellement attention à sa réponse. Il parlait trop. Mon cerveau engourdi ne comprenait que la moitié de ce qu'il disait. Mais j'avais entendu le « Madame », qui me fit rire. « Madame ». Déjà, c'est mademoiselle. Bon, il était poli, c'était déjà ça. Même s'il me causait comme si j'étais une centenaire. Il était tard, j'étais bourrée, et lui me vouvoyait comme si de rien n'était. Moi à son âge... j'aurais carrément rameuté tout le lycée pour casser l'image du prof tout méchant et stricte. S'il faisait ça ? Mh'bof... je m'en fichais pas mal. J'étais ivre, après tout. Je bailla de nouveau, secouant doucement la tête en souriant paisiblement.

« Rien à foutre également. Et, à vrai dire... je n'ai jamais été quelqu'un de très conformiste... Mais bon, ça, tu dois t'en douter. »

Spiro s'était levé, Spiro semblait préoccupé, Spiro me donnait le tournis à faire les cent pas, Spiro Spiro Spiro. Arrête de bouger tu aggraves mon état. Il partit vers le comptoir avant d'y revenir, deux verres à la main. J'étais pas très bien, mais je ne refusais jamais un verre d'alcool. Comme d'habitude, je le bus d'une traite, avant de m'affaler un peu plus confortablement sur le canapé, ce que fit également l'adolescent. J'observais les Normaux qui continuaient de se saouler allégrement. J'avais très envie d'en assommer un, comme ça, juste pour le plaisir de voir les regards interloqués des autres idiots, mais bon, si je faisais ça, j'allais devoir faire de même avec le reste de la troupe, ce qui ne m'enchantait pas vraiment vu que j'avais trop la flemme de décoller mon postérieur du canapé. Je sentis soudain qu'on me tapotait l'épaule, je tournais alors légèrement la tête vers l'adolescent qui avait baissé le regard. Quoi ? J'fais si peur que ça ?

« Dites... vous êtes prof pour apprendre à canaliser son don non ? Vous... vous ne pourriez pas m'aider ? (il se tordit les doigts et se ravisa quand il les sentit se réchauffer : ) J'ai un... un problème avec Bob, enfin mes flammes rouges. Elles ne sortent que lorsque je perds mon contrôle, ça devient dangereux. J'aimerai arriver à les contrôler et les faire sortir de moi... C'est possible ? »

Je soupirais. Un long soupire. Eh bah voilà. Partout où j'allais, j'étais agressée de questions. Même quand j'étais bourrée, fallait qu'on vienne me demander des trucs. Reviens demain, on m'paye pas mes heures supp'. Argh... ça serait pas vraiment gentil de répondre ça. Surtout qu'il paraissait vraiment préoccupé... Comme la majorité des gosses qui venaient me voir. La plupart d'entre eux me sortaient un truc du genre « Si je perds le contrôle, je suis capable de raser Paris, vous comprenez pas, vraiment pas ! » Alors généralement, je me chargeais de les calmer très rapidement. Avec mon don, qui était particulièrement efficace pour ce genre de situation. Sois je leur faisait voir des visions d'horreur, dans ce cas-là ils tombaient raide, morts de peur... soit, j'optais pour une illusion apaisante. Qui marchait tout aussi bien que les visions d'horreur. Mais bon c'était moins marrant. Euhm. Passons.

« Ça va pas l'faire, p'tit. Déjà, tu me tutoies. Parce que là j'ai l'air d'une vieille. Et franchement c'est grave d'avoir l'air d'un fossile à vingt-trois ans. »

Un sourire cynique étira mes lèvres, puis je me tournais, m’assaillant en tailleur sur le canapé en observant Spiro l'hippopotame.

« Mhh... Plus sérieusement. Ouep', bonne pioche, j'suis prof. Et oui c'est possible, c'est d'ailleurs pour ça qu'on m'a embauché. En fait, pour pouvoir apprendre à contrôler tes « flammes rouges », faudrait que t'arrêtes de perdre le contrôle. J'sais... C'est tout con dit comme ça. Mais en réalité c'est un peu plus compliqué... Et laborieux. J'peux pas t'aider si j'sais pas exactement à quoi m'attaquer, c'est très concis ce que tu me dis là. Je ne sais pas si le problème vient du pouvoir en lui-même ou si le blocage vient surtout de toi, je ne sais pas comment tu « perds le contrôle », bref j'ai aucun appui théorique pour l'moment. Mais j'suis déjà passée par là, donc oui c'est possible. »

J'ai trop parlé. J'ai la tête qui tourne.

« Au lieu de rêvasser pendant les cours de Développement de l'Altération, t'aurais mieux fait d'écouter. Tu m'aurais certainement pas posé la question ! »

Je ricanais gentiment, lui donnant un petit coup amical sur son épaule. Comme si c'était mon petit frère. C'est qu'avec ses manières d'hippopotame et sa façon de parler, c'est à croire qu'on venait de la même famille.

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Sam 30 Aoû - 18:17

« Ça va pas l'faire, p'tit. Déjà, tu me tutoies. Parce que là j'ai l'air d'une vieille. Et franchement c'est grave d'avoir l'air d'un fossile à vingt-trois ans. »

Spiro émit un rire rauque. Ouai, c'est vrai que c'était moyen quand même. Mais bon, il avait beau être un ptit con, il était un minimum poli en général. Avec les adultes. Ceux qu'il aimait bien. Et ceux qui l'aimaient bien aussi. Donc le nombre était assez réduit. Il lâcha un "pardon" pas du tout sincère et regarda la professeure en mode loque humaine "ON". On voyait rarement un adulte qui tenait si peu à son poste pour se mettre dans une telle situation compromettante. On disait à l'Académie que s'était Tanaka Izumi qui avait recruté la plupart des professeurs et du personnel. Spiro se demandait bien ce qu'il faisait en ce moment. Un voyage aux Bahamas ? Il ne savait pas quelle tête il tirerait s'il voyait que Mamzelle Ariane Page se la coulait douce en picolant un max. Mais bon, vu son caractère, il avait du le voir au moment de l'embaucher. Spiro ricana et bue d'une traite le fond d'alcool qu'il lui restait.

« Mhh... Plus sérieusement. Ouep', bonne pioche, j'suis prof. Et oui c'est possible, c'est d'ailleurs pour ça qu'on m'a embauché. En fait, pour pouvoir apprendre à contrôler tes « flammes rouges », faudrait que t'arrêtes de perdre le contrôle. J'sais... C'est tout con dit comme ça. Mais en réalité c'est un peu plus compliqué... Et laborieux. J'peux pas t'aider si j'sais pas exactement à quoi m'attaquer, c'est très concis ce que tu me dis là. Je ne sais pas si le problème vient du pouvoir en lui-même ou si le blocage vient surtout de toi, je ne sais pas comment tu « perds le contrôle », bref j'ai aucun appui théorique pour l'moment. Mais j'suis déjà passée par là, donc oui c'est possible. »

Le jeune impulsif se tordit les doigts. La jeune professeure lui donna un coup amical dans l'épaule mais Spiro était tellement imbibé d'alcool que le pauvre coup le fit s'affaler sur le canapé. Il se redressa en se tenant la tête en pestant contre les effets négatifs de l'alcool. Il regarda un moment l'adulte. C'est marrant comme elle lui faisait l'effet d'une grande soeur qui veillait sur lui, elle n'était pas aussi arrogante que la plupart des autres profs.

- Quand on m'énerve, je sens une immense chaleur qui monte à l'intérieur de moi, comme le jour où  j'ai détruit ma famille... Ce qui sort de mon corps prend l'apparence d'un garçon d'une dizaine d'années. Fait de flammes et de rage. Je ne peux pas m'empêcher de perdre le contrôle, dit-il en la fixant intensément. Mais je veux réussir à contenir ses flammes avant qu'elles ne ravagent tout.

Il rota dans un élan magnifique et éclata d'un rire sonore qui fit attirer l'attention des autres sur eux deux. Normalement il aurait enchaîné sur l'alphabet mais il ne se sentait pas suffisamment bien. Il s'excusa d'un geste floue de la main et ferma les yeux. "Ouuuuuh ça tourne !" Il aurait bien aimé crier ça en vrai mais il n'était pas sûr que la psychopathe aux yeux rouges comme lui ne se foute pas de sa gueule. Il ouvrit un oeil et observa Ariane. Elle aussi ne semblait pas tout à fait très fraîche...

- Euh sinon vou-tu viens souvent ici ? Parce qu'il faut le trouver celui-là...
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