Intrigue #2

Une vague de peur

19 décembre. Paris.
Une vague de peur a fait trembler la capitale. Une vague de rumeur, qui s'est transformée en panique après l'arrivée de désolantes nouvelles. Michaël VanDertchen, tueur présumé d'une pauvre famille de Normaux, avait récidivé pour attaquer deux autres nouvelles familles. D'après les journaux, aucune des deux familles n'a survécu, elle n'avait aucune chance face à l'agresseur. Sur l'image du Paris Times, le visage de Sarah, 5 ans, sourit tristement au lecteur, un sourire immortalisé qu'on ne reverra jamais.
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Le recensement est terminé! La MàJ d'intrigue arrive bientôt et la MàJ graphique juste après!

Entraînement quotidien. [With Zek. /o/]

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Lun 16 Juin - 19:43
Entraînement quotidien.
Feat. "Panda Ninja".
16 heures 51 minutes et 25 secondes – Salle de classe.

Tu sais ce qu'il y a de plus chiant dans la vie ? Bien sûr que tu sais. L'ennui. Cette chose terrible, qui te prend aux tripes, ce sentiment qui fait que, inévitablement, tu finis toujours avachi sur ton canapé, ton bureau, ton lit ou contre l'épaule d'une âme charitable. L'ennui dévorant, qui t'attrape par le col et te scotche vivement sur ta chaise, si bien que tu restes là, comme un con, à te tourner les pouces. Et bien, c'était mon cas. 16 heures 51 minutes et 25 secondes. Mes yeux vermeils scrutaient la petite montre en argent qui ornait mon poignet gauche. La salle était pleine d'élèves silencieux, tous concentrés, s'attelant soigneusement à leur tâche respective. Je le savais, ils attendaient aussi impatiemment que moi ce son, ce bruit divin qu'était la sonnerie qui marquerait la fin de ce calvaire. Enfin. J'étais là. Assise sur ma chaise bancale, derrière mon bureau où se bousculaient plusieurs copies. Un oiseau passa près de la fenêtre. 16 heures 52 minutes et 14 secondes. L'oiseau s'arrêta durant cinq secondes, me jeta un oeil vide de toute intelligence le temps de trois longues secondes avant de reprendre son envol en battant lourdement de sa paire d'aile grisâtres. Dehors, le vent soufflait fort, les nuages avaient décidés de se placer devant le soleil qui ne parvenait pas à les transpercer, même à l'aide de ses effroyables rayons dorés. Mon cours était ennuyant, tu vois... Je préférais faire partager mes connaissances aux élèves, j'aimais discuter avec eux, répondre à leurs interrogations tout en gardant une limite à l'insolence et au manque de respect. A contrario, je détestais organiser des sujets écrits. Et j'étais certaine qu'eux aussi n'appréciaient pas ça. Mais aujourd'hui je n'avais pas eu le choix. Je leur avais demandé de détailler en profondeur leur altération ainsi que leur particularité, comment est-ce qu'ils perdaient contrôle et ce qu'ils arrivaient à faire pour le moment. C'était, selon moi, une étape importante dans leur apprentissage et donc de mon enseignement, car je ne pouvais pas avancer à l'aveuglette, il fallait que j'enseigne au cas par cas. Il n'y avait pas de technique de base pour développer son altération plus vite, tout dépendait des personnes, et des facteurs environnementaux.

16 heures 55 minutes et 32 secondes. Je ne faisais rien depuis trop longtemps maintenant. Nouveau regard vers ma montre. 16 heures 55 minutes et 36 secondes. Merde, le temps me nargue, ou quoi ?! Une nouvelle fois, je m'attardais sur le paysage au dehors. Il faisait froid, aujourd'hui. Je ne dis pas ça car je suis très frileuse, crois-moi. Quoique peut-être que si, tout compte fait. La veille, il avait fait un temps caniculaire, si bien que j'avais préféré repousser un peu mon entraînement habituel pour ainsi éviter l'insolation ou la déshydratation. Aujourd'hui la température avait chuté, ajouté à cela le fait que je devais me balader dans la pension en chemise blanche pour rester un minimum sérieuse, inutile de préciser que je crevais littéralement de froid. La prochaine fois, j'allais me pointer en cours vêtue d'un sweat et jogging, au moins je ne risquais pas de me transformer en glaçon.

«  - Madame Page, j'ai terminé.
- Posez votre copie sur le bureau, vous pouvez ranger vos affaires et quitter le cours. A demain. »

Ma voix exprimait sans mal toute la lassitude et l'ennui que je ressentais en ce moment. L'élève, qui était une petite brune aux grands yeux noisettes, me regarda un court instant avant de rassembler ses affaires et de s'arrêter devant mon bureau pour déposer sa copie, qui, a vu d’œil, semblait peu argumentative. Elle me lança un regard gêné lorsque mes yeux se posèrent sur sa feuille, mais je la rassurais bien vite, toujours avec ma voix de droguée assoupie :

« Ce n'est pas noté. »

Un bref hochement de tête, un sourire discret était passé sur ses lèvres et mon élève avait quitté la pièce. Très vite, d'autres mains se levèrent, certains accéléraient leur rédaction.

« Inutile de vous presser, le cours s'achève dans moins de cinq minutes. Prenez votre temps. »

Je me leva, rajustant ma chemise et époussetant légèrement mon pantalon sombre. Ma chevelure ne me gênait pas, pour une fois j'avais pris le temps de les nouer en une tresse sur le côté, même si quelques mèches venaient toujours titiller mon visage. Dans cinq minutes, c'est la fin de mon service. Cinq minutes. Aller...

17 heures et 6 secondes. La sonnerie retentit. Les élèves ne se levaient pas pour autant, ils devaient attendre que je leur dise de se lever pour qu'ils puissent quitter la salle. Je n'aimais pas quand les adolescents partaient de la pièce dans un brouhaha, c'est pourquoi je les faisait quitter le cours calmement, rangée par rangée. Silencieusement, les gamins m'apportaient leurs copies et quittaient la pièce en m'adressant un vague « A demain madame ! ». Madame. J'avais tellement l'air d'une vieille. Une fois la salle vide, je me laissais une nouvelle fois tomber sur ma chaise en soupirant bruyamment. Je m'étira comme un chat, avant de défaire ma tresse, libérant ainsi mes cheveux blancs. J'étais beaucoup plus à l'aise comme ça ! Ma main glissa quelques instants le long de mes nombreuses mèches tandis que j'entrepris de lire quelques copies.

17 heures et 24 minutes – Arène.

J'étais passée dans la salle des professeurs pour récupérer mon sabre. Je le posais toujours là, au moins, j'étais sûre que les autres adultes n'allaient pas s'adonner à des farces idiotes, du genre... piquer mon précieux sabre et le fourrer dans la cuvette des toilettes. Parano, moi ? Un peu. L'Arène était vide, j'étais vraisemblablement seule, comme à mon habitude. Je faisais quelques mouvements de base avec mon sabre, tranchant l'air avec hargne, alors que mon visage n'exprimait rien de particulier. Je répétais tranquillement ces gestes que j'effectuais tous les jours depuis mon arrivée récente dans la pension. Une sorte de routine s'était installée. Après mes cours, je m'entraînais toujours dans l'Arène, là où je ne risquais pas de faire de blessés. Et après mon entraînement, je finissais la soirée dans un bar. Comme d'habitude.

17 heures et 28 minutes. Je continuais machinalement mon entraînement, mais cette fois-ci, j'avais clairement entendu une autre personne dans la vaste Arène. Sans prendre la peine de me retourner, je poussais un petit soupire, et baissa mon sabre. Croyant à un élève, mon but était que cet intrus, qui avait certainement ENCORE des questions à me poser, quitte cet endroit pour rejoindre ses camarades de classe.

« J'aimerais bien avoir la paix, ne serait-ce que quelques instants. Je ne réponds plus aux questions pour aujourd'hui, navrée. »

Ma voix blasée se répercuta contre les parois de l'Arène, créant un faible écho. Passant ma main dans mes cheveux pour écarter la mèche qui masquait la moitié de mon visage, je finis tout de même par me tourner vers le protagoniste qui avait perturbé ma routine quotidienne.
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Dim 13 Juil - 12:56


Entraînement quotidien
ft. Ariane Page


16 heures 59 minutes et 59 secondes – Gymnase.

Mama Mia.
C'est ce que Zek aurait aimé crier à la fin de son cour. Jusqu'au bout, ces feignants l'auront fait chier jusqu'au bout. A une seconde de la fin de classe, c'est cette pensée qui lui traversait l'esprit. Mon Dieu comment c'était possible d'être aussi nuls en sport ? Même courir ils ne savaient pas faire ?! Si Zek avait été dans un manga, il y aurait une petite croix rouge qui serait apparu sur sa tempe et qui aurait pulsé jusqu'à la lui faire éclater. Il était tellement déprimé en les voyant qu'il ne pensait même pas à crier et à les buter jusqu'au dernier. Mon Dieu que s'en était pathétique... Pendant une seconde Zek se demanda si ce tas de limace pourrait un jour avoir le BAC en sport. Quoi c'est possible ? Non vu leur niveau Zek ne pensait pas qu'ils arrivent ne serait-ce qu'à prendre un cerceau entre leurs doigts mous. Il se tint le front entre ses mains. Puis la sonnerie retentit et sa classe partit en courant presque aussi vite que lui. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder Zek. Il déchira sa feuille d'évaluation et donna un coup de poing dans le mur si puissant qu'il le fit trembler.

- Monsieur Nemeroff ! Si vous voulez vous défouler, allez dans l'arène ! Vous allez encore tout casser ! lui lança une femme de ménage.

Zek lui lança une vague excuse et se dirigea à pas rapides (pour lui donc à grande vitesse pour les élèves) vers l'arène d'entraînement. Il était si plongé dans sa colère qu'il ne vit même pas le paysage défiler devant ses yeux.

17 heures et 28 minutes – Arène.
Il posa le pied sur le sable qui crissa.

« J'aimerais bien avoir la paix, ne serait-ce que quelques instants. Je ne réponds plus aux questions pour aujourd'hui, navrée. »

Il leva la tête et aperçu une jeune femme au centre de l'arène. Sans prendre le temps de l'identifier, il écarta les bras et eut un geste grossier.

- AH NON !!! Vous n'allez pas me casser les c*****es vous aussi sous prétexte que vous bosser ! NON MAIS OH !!!! J'ai pas de questions je vous fous la paix moi alors foutez-moi la paix aussi ! Moi je veux me détendre, pas papoter avec vous ! J'en ai rien à foutre de vos conneries moi !

Jolie répartie de Zek, tout en finesse et politesse comme d'habitude. Puis il reconnut la jeune femme aux cheveux blancs et au sabre et s'assit en tailleur sur le sable fin.

- B'jour Aria, marmonna-t-il entre ses dents.

Il retira son t-shirt, ferma les yeux et s'étala de tout son long (très long d'ailleurs) sur le sol de l'arène en poussant un soupir de soulagement profond. Mon Dieu que ça faisait du bien... Un peu de fraîcheur et de silence. Il jeta un coup d'oeil à la jeune professeure qui venait de se retourner pour voir qui se trouvait dans son dos. Sans doute l'avait-elle pris pour un ado prépubère boutonneux qui venait lui poser des questions.

- Tu es venue t'entraîner après un cour chiant toi aussi ?

(c) Brumy don't touuuch.
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Mer 23 Juil - 11:44
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Feat. "Panda Ninja".
C'est simple, je ne m'attendais absolument pas à ça. Un élève quelconque réclamant une réponse à ses interrogations d'une voix certainement maladroite, que j'aurais vite fait de renvoyer gentiment dans sa chambre, voilà ce à quoi je m'attendais. Mais là, je me fis littéralement gueulé dessus par un espèce de... truc enragé, probablement échappé du zoo. Un truc enragé qui passait vraisemblablement ses nerfs sur moi. D'accord, c'est compréhensible, moi aussi j'étais en colère, tu crois que c'est facile de se farcir des heures de cours à enseigner dans une académie alors que je n'ai jamais été à l'aise dans le système scolaire ? A vingt-trois ans, on est censé s'amuser et se rouler des joints en le passant à son voisin, pas jouer à la gentille enseignante. Et d'ailleurs, le dernier qui a osé me parler de la sorte s'est retrouvé pissant le sang, à moitié noyé dans ce qui lui servait de bouffe. Mais j'étais au sein de mon lieu de travail, alors hors de question de me permettre ne serait-ce qu'un petit écart de conduite, au risque de perdre mon poste et de me retrouver à servir d'arme à mon cher frère.

Le truc enragé m'adressa une salutation très approximative et c'est en me retournant complètement que je reconnus vaguement ce qui était plus ou moins un collègue de travail. Les sourcils froncés, un regard de sociopathe sur mon visage, je ballottais mon sabre de droite à gauche pour me retenir de lui sauter dessus et le trancher en deux. J'étais loin d'être à l'aise avec mes collègues professeurs, pour tout te dire, j'avais même plutôt tendance à éviter et limiter les conversations. Je me souviens avoir croisé ce jeune homme dont j'ai occulté le nom d'ailleurs, au détour d'un couloir et peut-être nous étions nous échangé deux trois mots, bof j'sais plus, moi et les relations humaines ça fait deux.

« On aurait dit un vieux papi aigri, dis-je d'un air désintéressé, allusion à son entrée fracassante. »

Mon interlocuteur à la tignasse blonde s'était littéralement étalé sur le sol sablonneux de l'arène après avoir ôté son t-shirt. Le premier truc qui me vint à l'esprit en le regardant, c'était... Il a pas froid ?! Ok, moi j'étais frigorifiée et profitais donc de cet entraînement pour me réchauffer un peu, mais lui par contre, rien à foutre, et vas-y que j'enlève mon t-shirt parce que j'ai trop chaud alors qu'il fait -20 degrés. Bon, -20... Du point de vue d'une frileuse telle que moi, évidemment. Et oui, j'ai été habitué aux températures caniculaires du sud, alors s'il fait moins de 30 degrés, j'ai froid. Il y a des jours où je regrette vraiment la méditerranée.

« Tu es venue t'entraîner après un cour chiant toi aussi ? »

J'hochais simplement la tête en m'approchant du jeune homme qui, maintenant que j'y pensais, aurait fait un parfait voyou dans notre ancien gang. Il avait l'air d'avoir un peu le même tempérament que la pourriture qui me servait de grand-frère, alors je préférais me méfier. Du moins pour l'instant.

« Ouais. Comme toujours. »

Je le fixais quelques secondes sans ciller, mon air de sociopathe ayant laissé place à mon regard blasé habituel. Il me prenait certainement pour une cinglée, à le regarder comme ça, sans dire un mot. Je finis par soupirer doucement, secouant la tête d'un air résigné en rajustant mes cheveux sur le côté.

« Euh... votre nom ? J'ai une mémoire séléctive, vous m'excusez, hein. »

Oui, je me souviens des visages et pas des noms, c'est comme ça, c'est la vie. Et oui, je le vouvoyais alors qu'il faisait le contraire. Mais hors de question d'user de familiarité dans l'académie, principe de base. Je laissais tomber mon sabre pour attacher mes longs cheveux qui allaient inévitablement me gêner pendant mon entraînement si jamais je les laissais lâchés.

« Ah et, levez-vous. Maintenant que vous êtes là, autant s'entraîner maintenant non ? Je n'ai pas de temps à perdre, j'ai quelque chose de prévu ensuite. »

Oui Ariane, tu dois aller te saouler dans les bars. On ne déroge pas à cette règle voyons. Comme je ne voyais pas d'arme sur lui, je laissais mon sabre sur le sol et me contentais d'attendre qu'il daigne se lever, croisant simplement les bras.

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Dim 10 Aoû - 18:54


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ft. Ariane Page


Ariane le regarda encore pendant plusieurs minutes. Quoi ? Il avait un truc sur le visage ? Il aimait pas qu'on le regarde, encore moins quand c'est une fille qui vous dévisage comme si vous étiez une expérience ou un cobaye intéressant d'un expérience en laboratoire.

- Tu veux ma photo à encadrer dans ta chambre ? Arrête de me fixer.

Elle regarda Zek avec son air blazé qu'il lui connaissait habituellement. Les yeux vagues, un regard qui respirait d'intelligence, voilà ce qu'il voyait dans ce regard blazé. Ouai il le voyait souvent quand même, à chaque fois qu'il la voyait dans les couloirs.

« Euh... votre nom ? J'ai une mémoire sélective, vous m'excusez, hein. »

La petite croix rouge manga apparut sur ses tempes et c'est limite si on ne la voyait pas pulser rageusement. Il n'aimait pas non plus qu'on ne se rappelle pas de lui, pourtant en général même si bagarres avec les Normaux autrefois restaient gravées dans les plupart des mémoires des gens. Il serra les dents, se releva d'un tiers et s'appuya sur ses coudes.

- Zek Nemeroff, M-a-d-e-m-o-i-s-e-l-l-e Page. C'est marrant, moi aussi normalement j'ai la mémoire sélective, tu dois être vachement cognée pour que je te retienne.

« Ah et, levez-vous. Maintenant que vous êtes là, autant s'entraîner maintenant non ? Je n'ai pas de temps à perdre, j'ai quelque chose de prévu ensuite. »

Zek grinça des dents. Elle voulait se battre ? Elle voulait qu'il se lève ? Bah elle allait l'avoir. Rien à foutre qu'elle était pressée, elle avait qu'à se détendre devant la machine à café, assise dans un fauteuil, à touiller son café comme une vraie dame civilisée. Il savait que personne n'allait plus vite que lui même cette jolie et ténébreuse demoiselle escrimeuse. Il utilisa son altération pour se lever, faire un tour de la jeune femme pour lever un nuage de poussière et l'attaqua directement au ventre avec son genou. Il revint rapidement à son point de départ, debout, et se cura les dents avec son ongle. Sans lui donner le temps de s'en remettre, il recommença pour lui administrer un coup dans les côtes, puis les reins et finit avec une balayette dans les deux jambes qui la fit tomber à terre, dans le sable frais. Il reprit sa position initiale et lui jeta un regard curieux. Normalement, elle ne savait pas, si elle ne se rappelait pas de lui pour de bon, que son altération était la vitesse. Lui il la voyait se tordre et c'était un spectacle assez drôle pour une personne qui se croyait plus forte que les autres.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Des ressortissants d'autres combats peut-être ?

Ah le salaud. A le voir on aurait pu croire qu'il était vraiment inquiet pour elle et qu'il ne savait vraiment pas ce qui lui arrivait. Mais il resta à bonne distance, car il savait qu'avec un effet de surprise, on pouvait être plus rapide que n'importe qui.

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Mar 12 Aoû - 21:27
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Feat. "Panda Ninja".
J'étais au sol. Sans savoir le pourquoi de ma chute. Les paumes de mes mains avaient juste heurté le sol sablonneux de l'arène me provoquant une sensation désagréable. Heureusement que j'eus le réflexe de sauver ma face angélique en me réceptionnant sans trop de peines. Avec incompréhension, je jetai de brefs regards autour de moi. Et tandis que je me questionnais sur ce qui avait bien pu se passer durant ce court laps de temps, un bruit attira mon attention ; un bruit feutré, presque aussi ténu qu'un chuchotement. Un instant, le silence fut complet. Pas une respiration, pas un courant d'air, comme si le monde durant une seconde avait cessé sa ronde.

« Qu'est-ce qu'il y a ? Des ressortissants d'autres combats peut-être ? »

Un glissement ensuite, telle une fuite. Puis à nouveau ce silence, pesant. Je restais un instant sur le sol, passant une de mes mains sur mon ventre, là où la douleur avait été la plus brutale. Mais j'avais connu pire, bien pire. Ce n'était pas ces quelques coups qui allaient m'empêcher de me relever. J'en avais reçu des coups dans ma vie, la grande cicatrice qui jonchait mon ventre et celle qui occupait ma joue en étaient les preuves. Je n'avais cependant absolument rien vu venir, je n'avais pas eu la possibilité d'esquisser ne serait-ce que le moindre mouvement pour empêcher cette chute et ces coups. Et ce type, ce truc enragé, cet enfoiré qui agissait comme s'il n'y était absolument pour rien. Comme si j'étais tombée toute seule, comme si j'étais assez idiote, assez conne pour croire une seconde que ce mec s'inquiétait pour moi. Sur le coup, j'avais eu envie de récupérer mon sabre et le lui planter entre sa paire d'yeux dorés. Mais c'est moi qui avais réclamé cet entraînement après tout. Je le sentais tout de même vexé par mon attitude envers lui, il n'appréciait peut-être pas ma mémoire sélective ? Mais c'était le dernier de mes soucis. Je grimaçais légèrement, réprimant un gémissement de douleur mais me relevais lentement en pestant contre moi-même, n'oubliant pas d'épousseter un peu ma chemise qui s'était pris le sable.

« Va te faire foutre. »

J'avais soudainement laissé tomber le vouvoiement, bizarre n'est-ce pas ? Non, cet enfoiré m'avait juste mise en colère. Encore s'il m'aurait mis à terre en assumant clairement son geste je n'aurais pas eu d'animosité, mais là il jouait les hypocrites et ça me gavait sérieusement. J'allais lui apprendre le sens du mot "respect". C'est un combat d'altération qu'il voulait ? Aucun problème. J'étais quand même dans mon domaine de prédilection, là. Il n'avait pas intérêt à me sous-estimer.

Je rassemblais ma concentration la plus totale car j'allais commencer par une attaque très dangereuse, autant pour lui que pour moi. J'allais m'immiscer dans les cellules nerveuses de son cerveau pour provoquer une douleur réelle. Une douleur insoutenable. Je préférais jouer la prudence et ne pas l'attaquer directement pour le moment, je ne savais toujours pas comment il avait fait pour me mettre à terre aussi rapidement. Je provoquais alors une céphalée aiguë, lui prenant tout le crâne, implantant la douleur dans chaque parcelle de sa cervelle. Une douleur assez intense pour qu'il prenne sa tête entre ses mains, se cogne contre un mur dans l'espoir d'aller un peu mieux, ou au meilleur des cas... qu'il se mette à pleurer comme un bébé. La douleur était là, et je l'intensifiais progressivement jusqu'à ce qu'il finisse par craquer. Allez Zek, montre-moi jusqu'où tu peux endurer la souffrance. Combien de temps vas-tu pouvoir tenir debout ? J'accentuais brutalement la douleur juste par pur sadisme passager. Mais je n'en avais pas fini avec lui, non, ça serait beaucoup trop gentil.

Alors je créais une illusion et laissais donc aller mon imagination, faisant tout de même attention à la crédibilité de cette dernière. Je plongeais le blondinet dans une illusion où le sol se dérobait mollement sous ses pieds, où sa vision se troublait, où d'énormes bloc de rocher s'écrasaient dangereusement près de lui. Comme s'il était pris dans un effroyable cauchemar. Un rocher fonça directement sur lui et je profitais de toute cette agitation pour m'approcher rapidement de mon collègue et lui asséner un violent coup dans le plexus solaire, cet endroit du corps très sensible car rempli de nerfs. Mais hors de question de s'arrêter en si bon chemin, j'enchaînais rapidement en lui donnant un coup de pied au niveau du genou, pratique courante au systema qui permet de casser d'un coup sec l'os de la victime, mais mon but n'était pas de tuer c'est pourquoi je me contentais de frapper moins fort juste pour qu'il soit moins libre de ses mouvements. Et enfin, je lui attrapais finalement l'avant-bras et lui fit une prise de systema qui le fit violemment heurter le sol.

« Surtout ne joue pas au gros dur et dis-moi si jamais tu as très mal. Que j'arrête immédiatement la douleur. Tu risques gros sinon... »

Contrairement à lui j'étais sérieuse et m'inquiétais réellement de son état, je n'avais pas envie de le tuer ou de lui provoquer une attaque cérébrale, je voulais juste m'entraîner après tout. D'ailleurs je sentais que la douleur que j'avais provoquée un peu plus tôt avait encore gagné en puissance puisque je commençais à la ressentir moi aussi. Je décidais alors de l'estomper un peu, ne voulant pas prendre le moindre risque à l'instant présent.

«  Et fais gaffe aux rochers, » dis-je en désignant les illusions qui flottaient toujours au-dessus de lui. J'aurais bien voulu m'approcher pour savoir s'il allait bien mais je me doutais que la contre-attaque allait très vite arriver, je ne préférais donc pas prendre de risques.

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Lun 27 Avr - 17:57


Entraînement quotidien
ft. Ariane Page


« Va te faire foutre. »

Zek ricana. Oh il avait énervé la madame. Bien c'était chose faite. Puis bizarrement, il vit passer sur son visage une réelle haine, et comme un sourire passager, qui mit notre professeur de sport sur la défensive. Qu'allait-elle tenter ? Une attaque directe au sabre ? Un combat d'altération ? Malheureusement, il n'avait jamais eu affaire à cette jeune femme et ne connaissait pas son pouvoir. C'était problématique mais au moins, ça serait un combat équitable. Elle ne connaissait pas le sien non plus, mais il n'y avait pas trente six solutions de se prendre des coups à cette vitesse, à moins que les attaques soient à distance. Il sentit son cerveau se crisper et tout à coup, il serra les dents et retint un grognement de douleur. Qu'est-ce qu'il se passait ? Pourquoi est-ce qu'il avait soudain tellement mal à la tête qu'il pourrait hurler ? Il cacha sa bouche d'une main, fermant les yeux pour combattre plus facilement ce truc qui lui triturait les cellules du crâne. La douleur allait de plus en plus forte, il avait envie de se frapper la tête mais il restait droit. Droit et immobile. Il venait de capter que c'était cette salope de prof qui lui mettait le cerveau en compote, pour se venger. Alors c'était ça son altération ? Ecraser le cerveau des gens ? Il grinçait des dents, de la sueur coulait le long de ses tempes et de son cou, il serrait les poings et des ongles perçaient sa peau. Ah non, il n'était pas con au point de se laisser faire tuer par quelqu'un de psychopathe comme lui. Mais cette douleur n'allait pas le tuer. Bien sûr que non, il s'était souvent battu, autant avec des Normaux qu'avec des Altérés. Il avait appris à encaisser la douleur. Mais il devait mettre fin à ce calvaire, c'était une attaque bien trop forte et lâche.
Sans prévenir et essayant de ne pas être distrait par la manipulation de son cerveau, il se transporta instantanément en quelques pas derrière la professeur et lui asséna un violent coup de poing entre les deux omoplates, ce qui la déconcentra et lui permit de récupérer le contrôle de son crâne avant qu'il ne finisse en bouillie. Il essaya de prendre un ton cassant et ironique, bien que la douleur psychologique fut toujours présente :

- Sale lâche, tu te bats vraiment comme une fille... Sans coup véritablement, sans oser t'approcher. C'est pitoyable, j'ai vu des jeunes femmes qui avaient plus de cran que toi !

Apparemment, elle n'avait pas fini. Zek écarquilla les yeux quand il vit des pans de sols s'élever en l'air et flotter au dessus d'elle. Attends, c'était quoi cette altération de ouf là ? Tsch mais elle voulait le réduire en miettes ou quoi ? Cet entrainement virait décidément au désastre total... Des blocs foncèrent sur lui, et il les esquiva tant bien que mal, usant de sa rapidité pour les éviter. C'était assez facile pour lui, elles ne les envoyait pas très rapidement. Mais le sol continuait de s'effondrer et, avant qu'il puisse esquiver le bloc qui venait en face de lui, il se prit un coup de poing dans le plexus, suivit d'un coup dans le genoux, qui faillit lui retourner la jambe. Partant en arrière, il cracha de la salive mais la jeune femme, rapide, lui attrapa l'avant bras et le lança dans la direction opposée, par terre. Il s'effondra en avant, sur le ventre. Il toussa un bon coup et jeta un coup d'oeil a son articulation. ça va, elle n'était pas cassée...

« Surtout ne joue pas au gros dur et dis-moi si jamais tu as très mal. Que j'arrête immédiatement la douleur. Tu risques gros sinon... »

Il ricana, ce qui lui remua les côtes et il gémit intérieurement. C'était un monstre cette nana ? Pourquoi son altération pouvait-elle faire autant de dégâts et couvrir un aussi grande domaine ? C'était carrément du plein pouvoir à ce stade là ! Elle ne pouvait pas avoir plusieurs pouvoirs... A moins... A moins qu'elle n'en ai pas plusieurs, mais un seul qui lui permette de faire croire qu'elle en avait plusieurs ? Cela fit ting dans le petit cerveau de notre prof de sport aimable. Illusion, probablement... Quelle pouffiasse. Bien, il semblerait qu'elle attende une réaction. Il allait lui donner, de la réaction, et pas qu'un peu.
Il se releva lentement et se tourna vers elle, un sourire narquois sur le visage. Il avait mal partout certes, et des rochers flottaient au-dessus de lui mais il n'en avait rien à foutre. Effectivement :

- Ta caillasse virtuelle, j'en ai rien à battre pigé ?

Et il fonça sur elle. Aussitôt devait elle, hop, il passa derrière et lui asséna un coup de coude dans les reins, elle partit en avant. Il l'empêcha de s'étaler en lui attrapant le visage et en la ramenant vers l'arrière, lui écrasant la tête au sol. Il modéra son coup rapide qu'il lui offrit dans les côtes et le pieds qu'il plaça sur son visage à terre.

- La moindre tentative de te lever out 'utiliser ton altération et je t'écrase cette bouche narquoise et le petit sourire idiot que tu tenais tout à l'heure compris ?

Zek était très énervé. Il n'aimait pas qu'on lui montre qu'il existe quelqu'un qui peut lui tenir tête, même si pour une fois, il pouvait s'exercer sérieusement. C'était une bonne adversaire, coriace et intelligente. Ça lui faisait longtemps tiens. Il lâcha sa prise, enleva son pied et d'un rapide bond en arrière, se propulsa quelques mètres loin de cette femme dangereuse. Elle avait beau utiliser des illusions, sa torture psychologique de tout à l'heure et son expérience du sabre étaient à surveiller de près.

(c) Brumy don't touuuch.
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