Intrigue #2

Une vague de peur

19 décembre. Paris.
Une vague de peur a fait trembler la capitale. Une vague de rumeur, qui s'est transformée en panique après l'arrivée de désolantes nouvelles. Michaël VanDertchen, tueur présumé d'une pauvre famille de Normaux, avait récidivé pour attaquer deux autres nouvelles familles. D'après les journaux, aucune des deux familles n'a survécu, elle n'avait aucune chance face à l'agresseur. Sur l'image du Paris Times, le visage de Sarah, 5 ans, sourit tristement au lecteur, un sourire immortalisé qu'on ne reverra jamais.
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Le recensement est terminé! La MàJ d'intrigue arrive bientôt et la MàJ graphique juste après!

Ariane Page. ♥ [100%]

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Dim 18 Mai - 21:00


Page Ariane

 

Personnage

Nom : "Page", qui ne se prononce pas comme la "page" d'un livre, bien évidemment. A prononcer "Paidge".
Prénom : Ses parents la prénommèrent Ariane, en référence au récit mythologique, et donc très logiquement au "fil d'Ariane."
Sexe : Ariane est une jeune femme, au cas où vous en douteriez encore.
Âge : Elle a actuellement 23 ans.
Orientation Sexuelle : Hétéro.
Enseignement : Développement de l'Altération.
Magie + description : Ariane a la capacité de manipuler la manière dont les gens perçoivent la réalité. Ce pouvoir peut troubler les cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Il est donc pratiquement impossible de découvrir la supercherie d’une illusion créée par Ariane. Cette dernière peut donc vous envelopper dans une illusion en recréant un environnement spécifique comme par exemple, une fête foraine, ou au contraire focaliser sa capacité sur un objet en particulier. Néanmoins, son pouvoir n’est pas illimité. Il requiert une grande concentration, c’est pourquoi l’illusion peut avoir une durée maximale de vingt minutes, après quoi cette dernière prendra fin instantanément.
Personnage de l'avatar : Prussia - Hetalia.

Derrière l'écran

♪ Pseudo : Ariane ? x)
♪ Âge : 16 ans.
♪ Comment connais-tu le forum : Top site. o/
♪ Tes premières impressions : Il est tout joli, tout sympa, tout meugnon. ♥
♪ Autre chose ? *brandit sa pancarte "FREE HUGS"*

Physique
Ariane Page c'est cette lueur dans l'oeil, ce petit quelque chose d'indéfinissable dans ce visage aux traits détendus qu'anime une sensualité secrète. Auréolé d'une véritable forêt de cheveux fins,  plus d'une subtilité s'y affiche, tout juste esquissée. Des reproches muets aux sous-entendus polissons qu'on n'échange jamais devant témoin, tout y passe l'air de rien, l'air de tout. Ce sont bien ses yeux qui en disent si long. Ils brillent d'une étincelle, jamais la même. Petit feu follet qui agace, scintillement d'astre lointain, luisance féline se retrouvent tout à tour, et parmi tant d'autres miroitements, à aviver la douceur des prunelles. Les paupières bombées, écloses en bourgeon dans leurs alcôves, s'ouvrent sur des iris d'un rouge sombre, nocturne. Ce regard autoritaire est surmonté de sourcils impérieux, qui tranchent sur sa peau de lys. Son expression est généralement paisible, un regard qui enveloppe ses interlocuteurs dans du velours et il ne tient qu'à eux qu'il demeure caressant. L'ovale de sa figure concoure de par ses lignes bien dessinées et ses traits purs à affirmer cette impression de sérénité parfaite quand bien même on ne pourra lui prêter de finesse ciselée et l'on pourra trouver ingrate sa physionomie. Son nez n'est pas de ceux qui se font oublier et singularise son profil par son tracé racé. Bien des sourires jouent sur ses lèvres et retroussent les commissures de sa bouche pleine et ourlée qui a le rire léger et quelques petites moues familières. Le teint clair et diaphane du minois se rehausse de rose aux lèvres et aux joues arrondies tandis qu'une cicatrice jonche sa pomette droite.

Assez grande, sa silhouette haut perchée atteint un mètre soixante-douze, dotée de la souplesse et de l'aisance qu'apporte la prime jeunesse. Son enveloppe charnelle exprime désormais la plénitude féminine à la fois généreuse et délicate. Les hanches épanouies s'harmonisent à la courbe du ventre moelleux, les bras sont ronds et bien tournés, légèrement musclés, les jambes demeurent en longueur sous les plis de ses vêtements. Quant aux autres agréments de sa personne, ils sont aux seules apprécitations de son futur amant.

Chaque jours parée de différentes façons, elle privilégie les habits de couleurs sombre et sobre. C'est aux petits riens qu'elle prête une grande attention. Ariane enrichie toujours sa tenue d'un ou deux bijoux, parfois quelques bracelets pourvu qu'ils tintent sauvagement ou bien déposent un ornement. Elle se plait à arranger de diverses manières sa chevelure blanche, intense, retombant dans le bas de son dos, vaguelettes serpentines dardant leur reflet que l'humidité ou la sécheresse de l'air, bouclent, moutonnent, lissent au gré de leurs variations. Une goutte d'essence florale sur le cou, l'éternel parfum de fleurs rouges sanguines clôt la mise en beautée.
Caractère
« Je m'appelle Ariane Page. Ose donc écorcher mon nom, misérable, et j'te fais bouffer tes dents une par une. »

Ah, Ariane. La sympathie et la gentillesse incarnée. Enfin... A quelques détails près. Ne vous laissez pas duper par son apparence de jeune femme toute fragile, car vous risquerez de tomber de très haut une fois le contact entamé. Ariane est compétitive, Ariane est sûre d'elle, Ariane est fière. Ariane, elle est assez cinglée dans son genre, c'est une Page, après tout. Timide, elle reculera devant toutes les marques d'affection et préfère rouer de coups plutôt que câliner son prochain. Aussi, Ariane se plaint tout le temps, c'est une râleuse, elle est incapable de se retenir de se plaindre ou de râler quelques secondes sans avoir une tête de psychopathe, incapable de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, incapable de mesurer l'étendue de ses mots. Elle agit avant de réfléchir, elle fait ce qu'elle pense et ne pense pas à ce qu'elle fait, elle est comme ça, elle est franche, elle manque de tact. D'ailleurs, en parlant de franchise, cela va parfois jusqu'à frôler l'insolence. Ariane n'aime pas la fragilité, Ariane n'aime pas les faibles, elle n'aime pas les filles, les cruches, les pleurnichardes. Et elle se moque ouvertement d'elles.

« Tu peux mettre tes doigts dans la prise ? On n’est pas sur qu’il y ait du courant. »

D'ailleurs, en matière de moqueries, de provocations et de remarques pire que sarcastiques, Ariane est sûrement la plus douée au monde. Adepte de la moquerie et du sarcasme et reine de la provoc', elle ne manquera jamais une occasion de faire part de son mécontentement en râlant à la figure d'autrui. Néanmoins, elle n'en est pas moins amicale, son petit côté sauvage est charmant et son manque cruel d'arguments est plutôt comique.

« Vous m’avez reproché de penser que j’avais toujours raison. Et je me suis rendu compte que vous aviez raison. Enfin je pense. Mais va savoir si j’ai raison ! »

Ariane est possessive, et même plutôt agressive lorsqu'on touche à tout ce qui lui appartient. Ariane, elle est vulgaire dans sa façon de parler, égocentrique sur les bords et un tantinet colérique. Elle est également très intelligente, maligne, réfléchie et aime dire des trucs inutiles pour embrouiller autrui. Généralement, on évite de la mettre en rogne, au risque de se recevoir des projectiles en pleine figure ou de finir empaler par son fleuret. Car même si la demoiselle n'aime pas se battre pour rien, elle n'en demeure pas moins susceptible, et démarre au quart de tour à la moindre remarque. Cependant, c'est une personne plutôt flegmatique, elle peut donc avoir l'air totalement calme alors qu'en réalité, la jeune femme est assailli par des pulsions meurtrières.

« - Je peux savoir pour quelles raison avez-vous frapper cet homme ?
- J'ai... trébuché ?
- Cinq fois ?! »

Ariane ne sait pas mentir. Ou tout du moins, quand elle essaye, cela se traduit inévitablement par un échec cuisant puisque la plupart du temps, elle sort un mensonge complètement stupide. Ariane, elle ne supporte en aucun cas l'autorité et parle de manière insolente à n'importe qui pouvant exercer une quelconque autorité sur elle. Autant vous dire que de cette manière, elle s'attire beaucoup d'ennui, car oui, Ariane a véritablement le don de se foutre dans la merde, en toute circonstance. Mais elle s'en fout, parce qu'elle aime l'aventure, elle aime les défis, les combats, même si elle reste totalement inconsciente du danger.

D'ailleurs, parlons un peu de ses goûts, voulez-vous !

« Je n'aime pas les pommes de terre, les cons, les pervers, je n'aime pas les hommes cons ET pervers (...) »

Ariane est une sportive. De ce fait, elle ne peut pas passer un jour sans s'entraîner dans une de ses disciplines de combat favorite ou aller faire un running, qu'il neige, qu'il pleuve, qu'il y ait un temps caniculaire, elle ira se dépenser quand même. La demoiselle pratiquait l'escrime, discipline dans laquelle elle excelle depuis son plus jeune âge, ainsi que le systema, bien qu'elle ait cessé ses cours pour continuer son apprentissage de manière autodidacte. Ariane apprécie la littérature, mais pas n'importe laquelle. Elle déteste les romans à l'eau de rose, fantastiques ou autre. En fait, il est très rare qu'elle lise des romans. Son genre de lecture se porte plutôt sur la science, la psychanalyse, bref, l'étude des choses très rationnelles et terre à terre. La jeune femme aime également manger, un vrai estomac sur patte qui a toujours faim et qui réclame toujours et en permanence quelque chose à se mettre sous la dent. Les animaux, la musique, les sorties au ciné ou les soirées télé-chips l'enchantent aussi.

A contrario, Ariane n'aime pas avoir froid (elle est très très frileuse), qu'on lui manque de respect, les simples d'esprits, les marques d'affection, la pluie, la foule, le bruit et surtout... les espaces clos et confinés. Car Ariane est claustrophobe. Ce n'est pas une simple frayeur, mais une véritable peur irrationnelle qui lui prend aux tripes. Alors elle évite les ascenseurs, les tunnels, et autres trucs de ce genre. Et si elle se retrouve dans une situation ou lieu propice à l'angoisse... Elle peut carrément faire une crise de tétanie, avoir le souffle coupé, des vertiges, bref rien de bien joyeux.

Histoire
Notre jeune amie est issu d’un milieu social assez… particulier. Ni particulièrement riche, ni particulièrement pauvre, mais particulièrement craint, ça oui. La famille Page est une fameuse famille de  criminels (ce sont des mafieux en fait, huhu) qui étend ses méfaits dans le sud du pays. Oh oui, on les  craint. Ils sont capables du pire et rarement du meilleur.

Je vous rassure tout de suite, Ariane n’est pas l’héritière de cette puissante famille, tout d'abord car c'est une femme mais aussi parce que c’est son grand frère qui l’est. Hayden, si fort, si terrible. Le parfait héritier dont son grand père a toujours rêvé. Car, oui, c’est toujours son grand père qui dirige ; son père ne prendra la succession qu’à sa mort. On pourrait donc penser que, en tant que cadette, la pression qui s’exerçait sur Ariane était moins importante que celle sur son aîné. Erreur. L’enfant - car c’est bien ce qu’elle était alors - était destinée à devenir le second d'Hayden, son parfait bras droit : une sœur de sang entièrement dévouée à sa cause et à celle des Page. Le rêve de tout chef de gang, en somme.

Elle a dû suivre le même entrainement que son grand frère, entraînement pour le moins intense et violent. Digne de la famille Page. C’est de cette époque que lui viennent ses formidables dont d’esquive ; éviter d’être touchée, pour éviter de mourir. Simple et efficace, autant vous dire qu’elle a vite appris. Malgré elle.

Sa vie était d’une routine affligeante. Elle allait à l’école - dans cette école où tous la craignait pour son nom et personne ne l’appréciait pour ce qu’elle était -, elle rentrait le soir et s’entraînait aux maniements des armes avec les subalternes et parfois son frère jusqu’à l’heure du diner, puis elle s’isolait dans sa chambre, s’abîmant dans des livres. Sa vie était donc d’une banalité à pleurer. Jusqu’à ce fameux jour où elle découvrit son pouvoir.

Un jour comme les autres, elle rentre de l’école et se rend chez elle. Tiens, son grand frère est là. Ils se saluent et commencent à se battre. Tout est normal. Parfaitement normal. Jusqu’au moment où, dans un élan de fureur mal contrôlé, Hayden lui donne un violent coup de couteau au ventre. Un saignement intarissable en découle. Et voilà Ariane qui se vide de son sang sur le sol. Sa tête tourne, elle commence à ne plus rien voir. Elle n’a pas une pensée pour sa famille, pas une seule. Ou si, pour le pauvre garçon qui va prendre sa place. La jeune fille le plaint. Elle, tout ce qu’elle veut, c’est s’enfuir de cette maison et vivre. Vivre pour elle, pas pour les autres, avec cette personnalité qui est la sienne sans qu’on lui en impose une autre. Elle aurait voulu avoir une vie facile, une mère présente, des amis ou même un animal de compagnie. Elle aurait voulu vivre, ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie dérisoire, un instant où elle aurait été entourée de personnes avec qui elle se serait liée d'amitié. Rien qu'un moment infiniment banal qui l'aurait pourtant emplit de joie. Alors, tandis qu'elle se sent doucement partir, elle ferme les yeux et prend le temps d'imaginer ce qui aurait pu être un souvenir heureux. Un grand espace vert, la verdure à perte de vue, des arbres longilignes se dressant majestueusement vers le ciel azuré. Le souffle régulier du vent qui joue avec ses cheveux et sa robe, l'odeur de l'herbe fraîche et des fruits qu'on vient tout juste de sortir d'un grand panier à pique-nique. Mais surtout, le son agréable des éclats de rire d'autres enfants de son âge jouant paisiblement en attendant le repas. Et elle se serait certainement joint à eux, souriante, profitant du moment présent, dans ce parc baigné des rayons que propage le soleil. Voilà qu'Ariane semble s'endormir, pour un sommeil qui, selon elle, allait être d'une obscurité insondable.

Et elle se réveilla quelques jours plus tard à l'hôpital, laissant de cet épisode qu'une cicatrice au niveau de son ventre. C'est à ce moment qu'elle apprit que tout ce qu'elle avait imaginé pendant qu'elle se vidait littéralement de son sang, son frère aussi l'avait vu. Tout comme les autres personnes présentes dans la pièce à ce moment-là. Ariane avait projeté ses pensées sous forme d'illusion.

Je vous laisse imaginer le chamboulement que cette découverte a provoqué. C'est pour sa famille que ce fut un choc. L'enfant était très, très utile. Une arme, voilà ce qu'elle était. Une arme qu'ils allaient placer entre les mains d'Hayden et, alors, le pays entier serait à leur pied. L'entraînement de la jeune fille reprit donc de plus belle ; il fallait qu'elle maitrise ces illusions qui étaient les siennes, qu'elle s'en serve pour créer des visions d'horreur, cauchemars oniriques. Elle devait faire plein de choses, elle n'arrivait pas à en faire la moitié. Sa motivation principale - la peur - s'était envolée. Elle n'avait plus aucune raison de se plier aux ordres. Et puis, les agissements même des Page le dégoûtaient désormais. Pour la première fois, la porte de sa cage s'était entrouverte ; Ariane pouvait partir, voler de ses propres ailes.

C'est ce qu'elle fit sans la moindre hésitation. A dix-sept ans, elle quitta la maison sans rien dire à personne. Elle erra longtemps, sans but, cherchant juste à fuir, fuir le plus loin possible. Parfois, il arrivait qu'elle s'arrête dans un village pendant quelques mois, réussissant tant bien que mal à trouver un job stable pour lui permettre de subsister convenablement. Elle s'inscrivit également dans un club d'escrime, persuadé que ses entraînements aux maniements des armes l'aideraient à se faire repérer par de grands entraîneurs, et ainsi rendre sa vie moins vide qu'elle ne l'était actuellement. C'est ce qui arriva. Les mois passèrent et tandis qu'elle perfectionnait son don, elle s'entraînait sans relâche pour gagner sa première compétition de haut niveau qui allait lui permettre de gagner une grande somme d'argent, une aubaine pour Ariane qui était fatiguée de devoir enchainer les emplois de jour comme de nuit.

Au final, elle gagna la compétition assez facilement, contre toute attente. Avec l'argent du premier prix, elle put louer un appartement et ainsi sortir un peu de la misère dans laquelle elle vivait jusqu'alors. Elle ne vivait plus que de sport, et ne tarda pas à se lancer dans des tournois de systema également, excellant dans cet art martial. Malheureusement, les résultats ne furent pas très concluants, les compétitions mélangeant homme et femme, elle fut battue à très facilement en finale par un homme au gabarit imposant. Cependant, elle ne fut pas très atteinte de sa défaite, car il lui restait toujours l'escrime, sport qu'elle avait appris à aimer en dépit des toutes ses années d'entraînements au sein de sa famille.

Pourtant, sa vie lui paraissait vide de sens, monotone et pitoyable. Elle avait, certes, des conditions de vie plutôt bonnes, mais ne possédait aucun ami, n'avait personne sur qui s'appuyer en cas de coup dur. Elle passait une bonne partie de son temps dans des bars, vidant quelques bouteilles de bière et entamant des bagarres avec d'autres clients aussi bourrés qu'elle. Alors elle finissait par rentrer chez elle, son regard vide dévisageant la ville, debout à son balcon exiguë. Et le lendemain, le scénario reprenait. Le matin, elle s'entraînait seule chez elle, créant des illusions de plus en plus réalistes. Après avoir mangé, elle passait toute son après-midi jusqu'à tard le soir à son club, à s'entraîner, encore, pour la prochaine compétition et une fois libre, elle se dirigeait vers un bar et descendait des verres et des verres d'alcool. Elle se trouvait tellement pathétique. Elle s'était enfuie dans l'espoir utopique d'avoir une vie meilleure, et se retrouvait finalement prisonnières des mêmes dictâtes, de son éducation, avec la solitude en plus.

Les jours filaient, se suivaient inlassablement, formant progressivement des mois, puis des années. La jeune adulte de 17 ans en avait à présent 21. Et rien n'avait changé. Les championnats s'enchaînaient, rythmant sa vie vide de sens, jusqu'au jour où elle tomba sur une adversaire plus forte qu'elle. Ariane était désemparée rien qu'à l'idée d'envisager la défaite. La colère la gagnait, si bien qu'en plein milieu du match, elle retira la protection sur son visage et provoqua ouvertement son adversaire.

« Vas-y, ose toucher ma face, abrutie.»

S'en suivie une douleur lancinante, alors que le sang s'écoulait sur la joue de la jeune femme, marquant la fin de sa carrière d'escrimeuse. Nouvelle cicatrice. Après ça, son club la rejeta, son entraîneur ne pouvait tolérer un tel manque de respect dans une compétition si importante. Pour couronner le tout, elle fut également expulsée de chez elle, le propriétaire ayant été mis au courant pour son pouvoir. Un voisin avait sûrement donné l'alerte, ayant subit une illusion alors qu'elle s'entraînait. Il était hors de question d'infecter tout le bâtiment en laissant cette sale mutante y vivre.

Alors elle erra de nouveau, changeant de ville, arpentant les bars, noyant sa solitude et sa tristesse dans l'alcool. Elle abandonna l'escrime, se contentant de se défouler en se battant avec d'autres ivrognes. Elle n'avait plus rien. Tout ce qu'il lui restait, c'était son pouvoir, qu'elle maîtrisait dorénavant à la perfection. Alors quand elle apprit qu'une académie avait ouvert pour les êtres comme elle, elle décida de tenter sa chance pour y enseigner, et ainsi pouvoir apporter quelque chose à ses pauvres enfants rejetés, trahis ou dépaysés. C'est ainsi qu'elle rassembla les derniers sous en sa possession pour un aller simple à Paris, avec l'espoir fébrile d'y trouver enfin un nouveau chez soi, une nouvelle famille.

© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
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Dim 18 Mai - 21:07
Héhé :face: une collègue bienvenue Ariane o/
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Lun 19 Mai - 18:55
Merci, j'en profite pour informer que ma fiche est à présent terminée. ^^
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Lun 19 Mai - 19:01
Yep tout est en ordre l'histoire est simple, originale et me plait beaucoup, surtout au niveau des criminels o/ //sors// Validée
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